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Castelmary est une commune du canton de La Salvetat, dans le Ségala, le pays des cent vallées ;

à proximité de celle du Viaur qui, à cet endroit, fait la frontière entre Tarn et Aveyron. De chez nous on se tourne plus naturellement vers Carmaux ou Albi que vers Rodez.

Avant le tracé, au XVIIIème siècle, de la route Lyon Toulouse par Baraqueville, Tanus et Albi (actuelle nationale 88), l’importance économique du pays était liée à la route de Rodez à Toulouse, le cami roudanès, qui passait par Crespin, l’Espinassole et Pont de Cirou, localités qui jouxtent la nôtre.

La commune tient son nom de castrum Marinum d’où on a fait Castel Marin puis Castelmary. Le château, à l’existence attestée dès le Xème siècle et dont il ne reste que d’imposantes ruines, est construit sur les rochers dominant un méandre du Lézert, affluent du Viaur. Le village ancien, aujourd’hui réduit à quelques maisons, est établi en avant de l’isthme. Il était fermé d’un rempart et d’un fossé. Une seule porte lui donnait accès : la porte Barrièyre qu’on voit toujours au bord de la route, avec à son côté, les ruines de l’église vieille.

Le Ségala est un plateau découpé de profondes vallées. Les paysages actuels ont commencé d’être créés il y a un peu plus de cent cinquante ans par un basculement de l’occupation humaine depuis les vallées vers les plateaux.

Au moyen âge et jusqu’au XVIIIème siècle, la communauté de Castelmary est en grande partie située dans les gorges du Lézert. Les pentes de la vallée sont entièrement défrichées, aménagées de terrasses et consacrées à une agriculture manuelle de subsistance. De nos jours elles sont couvertes par la châtaigneraie et les activités occupent le plateau où la population s’est établie dans le village de Lavernhe, avec la mairie et l’église (devenue église principale au XVIIIème siècle), et dans de nombreux hameaux. Jusqu’au milieu du XIXème siècle il faut imaginer les plateaux encore largement boisés, humides, couverts de landes et plutôt sauvages ; les installations y sont peu nombreuses avant les XIIIème - XIVème siècles. La conquête des plateaux est liée à la révolution industrielle et la construction des chemins de fer qui vont engendrer une véritable révolution agricole : chaulage, engrais chimiques, mécanisation, agriculture commerciale, notamment pour les productions animales. Le viaduc du Viaur, à Tanus, inauguré en 1902, est le symbole de cette conquête, comme cela est admirablement rendu dans la nouvelle « Le pain de froment » que publia l’écrivain Jean Boudou, en 1953. A partir du début du XXème siècle, en quelques dizaines d’années, avec une accélération due aux développements fulgurants de la mécanisation après 1950, le Ségala est passé d’un statut dévalorisé - ne disait-on pas « terre ségaline, terre de famine » - à celui d’un des plus beaux terroirs agricoles du sud de la France.

Actuellement la commune compte autour de cent trente habitants et les nombreuses associations - comité des fêtes, la Diane du Lézert (société communale de chasse), lous cigalous del castel (les anciens), « petites mains » (partage de savoir faire) - témoignent de leur volonté de se retrouver en de nombreuses occasions.

   

   

   

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